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Agriculture et gaz à effet de serre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ecrit par Raymond Morin, le 10-01-2008 20:11
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Selon une étude publiée par Greenpeace, l’agriculture représente de 17 à 32 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre sur la planète.

L’étude effectuée par des chercheurs de l’Université d’Aberdeen en Écosse vise à décortiquer les causes de cet apport significatif de gaz à effet de serre (GES) et à trouver des solutions. 

Ainsi, les chercheurs affirment que les principales sources de gaz à effet de serre agricole sont, en ordre décroissant : l’oxyde nitreux provenant des engrais azotés en milieu humide (N2O), le méthane provenant de la digestion des bovins, la combustion de biomasse, la production de riz, le fumier, la production d’engrais chimiques, l’irrigation et la machinerie. Un autre important facteur est aussi la déforestation ou le changement d’utilisation des terres pour les cultures. 

Greenpeace propose divers changements de pratiques pour diminuer les émissions de GES du secteur agricole. La diminution de la consommation de viande, notamment, est vue comme un moyen puisque l’élevage est responsable de plus de la moitié des GES agricoles. 

Greenpeace lance aussi l’idée d’éviter la jachère, d’opter pour les fumiers solides, de réduire le labourage, de convertir des terres en pâturage, de réduire l’utilisation des intrants chimiques et de réhabiliter des sols organiques drainés pour obtenir des terres cultivables. 

Notons qu’au Québec, environ 8,3 % des GES sont d’origine directement agricole, ce qui représente moins de la moitié de la moyenne mondiale.

Source: http://www.laterre.ca/ 

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Dernière mise à jour: 03-03-2008 17:22

Publié dans : Toute publication sur les thématiques, Agriculture
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Commentaires utilisateurs (2) Fil RSS des commentaires
Posté le admin, le 22-02-2008 21:29, , Membre
1. Lettre ouverte
20 février 2008 
St-Georges 
 
Encore de la résistance au changement. 
 
Après avoir sillonné le Québec pour permettre aux citoyens et aux agriculteurs d'exprimer leurs préoccupations devant l'avenir de l'agriculture, la commission (CAAAQ) a finalement déposé près d'une cinquantaine de recommandations. La majorité de ces recommandations du rapport recoupe en grande partie les préoccupations exprimées dans le mémoire déposé par notre groupe à l'occasion d'une des nombreuses séances de consultation publique tenue l'an dernier. 
 
Bref, comme bon nombre de citoyens, on est grandement satisfait des recommandations contenues dans le rapport et on en profite pour saluer la rigueur des commissaires tout au long de leur démarche. Cependant on n'est pas vraiment surpris, mais plutôt déçu de la réaction des dirigeants de l'UPA face à une des nombreuses recommandations du rapport mentionnant l'urgence d'abolir le monopole syndical exercé par l'UPA depuis plus de trente ans. La rapidité avec laquelle ils ont réagi devant cette recommandation et leur réticence face à de nombreuses recommandations nous laisse perplexe sur leur capacité à considérer les autres directives inscrites dans le rapport.  
 
Au lieu de miner la crédibilité des commissaires et prétendre qu'ils ont manqué le bateau, pourquoi ne pas manifester un peu plus d'ouverture aux nombreuses recommandations qui d'ailleurs ont été accueillies favorablement par la majorité des participants à la commission. 
 
Comme disait l'ancien président de l'UPA Jacques Proulx «l'UPA c'est un puissant lobby qui représente plus d'un milliard dans l'économie du Québec» Il nous est facile de constater la force de ce lobby en voyant notre ministre de l'agriculture ainsi que les parties d'opposition claironner le même discours aussi rapidement que l'UPA. Ont-ils vraiment pris le temps de lire et d'étudier le rapport…? 
 
L'abolition du monopole est certes une pièce maitresse du rapport et des conditions à la réalisation des autres recommandations, mais il serait dommage de retenir seulement celle-ci. 
 
Le rapport a le mérite d'alimenter et d'orienter la réflexion collective sur le type d'agriculture que l'on veut au Québec. Considérant notre contribution financière comme consommateurs de plusieurs millions de dollars dans le support d'un modèle agricole, il est plus que souhaitable que ce débat se poursuive sur la place publique et que nos dirigeants démontrent un peu plus d'ouverture et de souplesse face aux changements qui s'imposent. 
DE: 
Micheline Bolduc 
Denis Dessaint 
Raymond Morin 
Gilles Pedneault 
Benoit Vachon 
Gilles Veilleux
 
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Posté le raymond, le 18-01-2008 22:32, , Membre
2. Voici la réponse de l'UPA
« Greenpeace manque de sérieux » 
Thierry Larivière, La Terre de chez nous 17 janvier 2008 
 
redaction@laterre.ca 
« Greenpeace est rendu à l’étape où il veut attirer l’attention, franchement sur le contenu ça manque de sérieux », a commenté Christian Lacasse, président de l’UPA. 
 
Il a tenu ces propos en entrevue à la Terre au sujet de la publication d’un rapport qui cible l’agriculture comme un des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre et propose diverses solutions comme celle d’encourager le végétarisme.  
 
Le nouveau président compare cette suggestion à « tuer une mouche avec une masse de dix livres ». Il fait valoir que si les gens cessent de manger du bœuf, ils mangeront autre chose. Or, les cultures auraient alors besoin de plus d’engrais et la diminution du fumier disponible forcerait l’emploi d’engrais chimiques.  
 
« La population est-elle de trop sur la planète? » s’interroge M. Lacasse. « L’humain s’est toujours alimenté, l’alimentation a évolué dans le temps et l’agriculture s’est toujours adaptée », fait valoir Pierre Lemieux, vice-président de l’UPA et nouveau responsable du dossier environnement pour le syndicat agricole. Autrement dit, si plus de monde devient végétarien, l’agriculture va s’adapter, mais la tendance mondiale va dans le sens opposé.  
 
MM. Lacasse et Lemieux souhaitent par ailleurs tous deux que les gouvernements se décident à agir avec cohérence en ce qui concerne la réciprocité des règles envers les produits importés au Canada. « Il est grand temps qu’on voie un avantage à ça (les mesures de protection de l’environnement) comme agriculteurs et comme société », lance M. Lacasse, qui parle de « manque de volonté » pour expliquer la lenteur des décisions gouvernementales sur ce point.  
 
Tous les détails dans l'édition du 17 janvier 2008 de La Terre de chez nous.
 
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